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small blue thingil blog et déblog, le neurone!!! 8月6日 Chapitre 3Jour après jour, nous nous croisons. Au jour le jour. Proche, mais je ne te connais pas. Je te soutire ton numéro, t’invite à un anniversaire. Idiot tu ne comprends rien. Je t’aime. Sans trop t’en rendre compte tu m’envois promener. Par fierté je reste près de toi. Enfin pas trop loin.
Le jour où tu comprends enfin, je le rencontre . Je t’aime. Je ne vis que par toi mon chéri. Tu es ma force. A chacune de nos disputes, je hurle,je te blesse, j’étouffe. Plus je te rejette, plus j’ai besoin de toi. Je t’aime.
La vie est belle et la bluette totale. Nous nous retrouvons le matin, tu gardes ma main dans la tienne pendant les cours, on s’embrasse à l’interclasse et nous rentrons ensemble le soir. Je travailles moins, je réussis mieux. Tout serais bien simple si… Je suis resté en contact avec lui. Rapidemant je luis dis que nous nous sommes séparés. Je ne veux pas te quitter, mon cœur, mais il attend que je le lui dise. Si je ne mens pas je le perds. Il va s’éloigner. C’est le moment. Il me croira.
Il m’a cru. Pas une seconde il ne doute. Après un premier RDV, je le quitte pour rentrer chez toi. Il sait quel trajet je devrais prendre pour rentrer chez moi, mais il ne se doute de rien. C’est facile. C’est excitant.
Je m’abuse au début. Ce n’est que des rencontres innocentes. Un simple flirt sans conséquence, sans avenir. Je ne ferais rien qui puisse te faire de la peine. Je mens. Trop facile de berner ce couillon. Il souffre de mes absences et de mes silences. Il s’acharne à faire sonner mon téléphone pendant que nous faisons l’amour. Il me croit dépressive, asociale. Il craint que je revienne vers toi mon amour. Toi que je n’ai jamais su quitter. Toutefois je ne suis pas sans cœur. Je n’ai pas envie de m’ennuyer, donc je le garde à porter de main. Une sorte de chien qui mendie mon affection. Tout ce que je hais. Et méprise. Si je le pouvais, je te détruirais. D’ailleurs je le rends jaloux. Après des mois d’alternoiement, j’avoue le tromper. Il pleure un peu, fais son petit drame. Mais il ne quitte pas. ça il en est incapable. Je te demande mon amour de me photographier. Je m’aime exhibo, tu me filmes et je lui envois.
Première saint valentin, je t‘offre des chocolats….tu n’en veux pas, je les mange. Un an déjà mon cœur. Je t’aime tellement tu sais. Mais tu ne sais rien de mon mal être. Tu me regardes sans réagir gober des cachets, comme tu ne disait rien quand tu me voyais déjeuner d’une tomate et d’une tranche de pain. J’ai envie d’une journée inoubliable. On pourrait marquer le coup. On ne se voit pas ce jour là. Tu ne peux pas ? Tu as oublié ? Je passe l’après midi chez lui. il n’oubliera pas ce jour là ou plutôt ce que je lui fais.
Je suis en stage, encore une dispute entre nous. Je me mords les mains, comme d’habitude tu ne réagis pas. Le midi, je te vois qui m’attend dehors. Tu m’offres une perle. Mon premier bijou.
Le jeu m’amuse moins. Décidemment trop facile. Je zappe ses appels, l’ignore pendant des mois. Cet été là, je tente de mourir. Echec. Ils me le paieront, tous. Tu me lis ? Je ne supporte de vivre qu’en te faisant du mal
IL croit qu’il peut me posséder. Idiot. Je suis trop bien pour toi. Regarde moi un peu. Tu crois vraiment que tu comptes pour moi ? Mais tu es laid. Et con. Je me fous de ta gueule. Tu l’acceptes. Vraiment con.
Mon vice ? je lui fais visionner un strip que tu as filmé. On te voit même dessus, brièvement. Il n’en dort pas pendant des mois.
Il commence à se méfier. Faut dire que je ne fais même plus semblant. Mais il m’aime trop. Il me trompe…en trois minutes je le convains de la laisser tomber. On ne s’est même pas vu.
Tu me demandes de t’épouser. Mon amour chéri. OUI
L’autre petit à petit je le laisse tomber. De lapin en absence il finit par se trouver qqn d’autres. Tiens il a osé me remplacer, moi. Il la rend jalouse avec mon souvenir. Il m’aimait, je n’étais même pas là pour lui. Fin de l’histoire. 2 ans de ma vie.
Je ne suis pas heureuse de cette fin. J’aimais le maltraiter. Ça défoule. Essayez un peu, vous y prendrez goût. J’ai perdu qqn qui m’appartenait complètement. Rien gagné.
C’est la rentrée. Nouvelles têtes ? Voilà de quoi recommencer…
7月20日 chapitre 3 ( en cours)Julien, je te croise comme dans un rêve. j'avais peur des hommes, toi je te veux. je t'aperçois, pas si loin, dans la même salle. je sens que c'est toi. Toi je pourrais t'aimer. Tu as eu une sale note à ton partiel, le prof rigole en voyant ta copie. C'est mon premier jour à la fac. Je suis deux rang derrière toi. j'ai mis mon imper rouge ce matin, parce que je suis une nouvelle moi. Mais m'as tu seulement vu? Je suis, selon la formule consacrée, sur un petit muage.
Mais c'est pas tout ça. j'ai renoncé à la prépa certes, mais j'ai l'intentin de réssir. Une revange à prendre. Je suis meilleure qu'eux tous, et ils vont bientôt le savoir. Première étape, rattrapé un demi semestre de perdu. La responsable des première année, le jour de l'inscription m'a annoncé que j'aurais le premier semestre au rattrapage parceque j'ai trop de retard. J'ai un assez bon dosser pour que ça lui paraisse jouable. Elle se moque de qui? je suis bien plus capable que les trois quarts de ces étudiants au minimum...et je reste modeste. La meilleure toujours. L'excellence a un prix, le travail, j'y crois et déteste cette affirmation, tellement facho, tellement vrai aussi. Tiens lui il a cartonné. frêle, lunette, gilet de grand père et allure maladroite. une tête, ça se voit. Mais je ferais mieux. Moi, j'ai aussi la classe.
Fin de mon premier cours à la fac. pas trop dur. Ils ont corrigés un partiel que je n'ai pas passé. 2h pour observé. La cible je l'ai trouvé. Dès que je peux je fonce sur le mec au gilet. salut, je m'appelle pauline. je suis nouvelle et je doit tous rattrapé. je peux avoir tes cours? Sourire angélique. Généreusement il me prendre le premier chapître ( les autres ils les travaille!!!) et me fais promettre de les lui rendre le lendemain. Oups. un chapître de math...et les autres matières. toi tu es à côté. Au bout de quelques mots je comprends que tu te promène avec toutes tes notes sur toi...Quelle bonne idée. Tiens prend tout et ne me les rammène jamais. Toi et moi on est fait pour s'entendre.
Je passe l'après midi à tout phocopié. Je ne connais personne, seulement tout écriture. tout le temps de l'apprivoiser celle là. Ces feuilles sont un pont entre nous 7月7日 pour les curieux qui auront la bonne idée de chercher sur mon blogpour me joindre, appeler sur le fixe. Vous n'avez pas le numéro? trop bad ( comme dirait qqn qui se reconnaîtra!) 6月26日 Chapitre 2/2Cet après midi là je me réveille. Je suis sale. A l'extérieure. A l'intérieure. L'odeur de mes excès sur ma peau, les tâches sur les draps. sale. Je me lève. Je ne veux pas y penser. Sans plaisir, sans désir. Seulement oublier. je trébuche. le terrain est accidenté. Tout autour de mon lit, des vêtements ont été jetés au hasards de ses derniers jours. L'armoire est béante. Des chaussures jonchent le sol. des cours sont éparpignés partout, piétinés, froissés. le matelas de secours est resté sorti. je ne peux pas passé. des semaines, des mois que je n'ai rien rangé? Je n'ai pas passé l'aspirateur non plus.
Ma chambre me ressemble? Facile à dire. disons juste que j'ai laissé les choses aller où elles voulaient bien. Je soulève mon matelats...le sol est jonché de mouchoirs usagers. une poubelle déborde. une bête bouge? Araignée? Cafard? Je ne veux pas savoir. Sur le miroir de mon armoire, la trace de main laissée par un amant de passage il y a bientôt 2 ans. je n'aime pas faire les vitres.
Une bonne excuse pour ne ramener personne chez moi.
Je m'avale. ça devient invivable là dedans. certains jours je m'achète des fringue seulement parce que je en retrouve plus rien. Courage. Au ménage...
Le soir on peut à nouveau circuler....le bordel est domestiqué, caché derrière la porte close d'un placard. Au moins j'ai fait de la place pour mon petit pc chéri. le voilà près à réintégrer sa place toute propre. je l'astique. cris. Si il part, je tue quelqu'un. Il va y avoir des morts. je vais te faire saigner pétasse. il me tord les poignés. maman accourt, il me lâche. je devrait réagir. je reste immobile. effarée. contemplative. inutile. j'admire. L'accélaration se vit comme un ralenti. trop tard. elle aura une côte cassée.
Sortir, boire, baisser.Oublier.
6月24日 paroles de sagesse dunesqueL'avenir? Je le déteste parce que je n'y serai pas.
Science : la création des dilemmes par la solutions des mystères.
La logique est aveugle et ne connaît souvent que son propre passé.
Psychologie : la science qui consiste à inventer des mots pour des choses qui n'existent pas.
La consience et la logique ne sont pas des normes fiables.
Le fanatisme est toujours un signe de doute répprimé.
La vie est la somme des forces qui résistent à la mort.
Ma définition d'une armée? Mais, des tueurs bien dressés, bien sur!
Tout homme qui exige une plus grande autorité ne mérite pas de l'avoir
Lequel a la plus grande influence, le sujet ou l'observateur?
Seuls les gens à l'esprit étroit semblent ignorer que la définition d' "impossible" est "manque d'imagination et d'inventivité".
Nous ne sommes pas comme Moïse : nous ne pouvons faire jaillir l'eau de la pierre...pas à un taux économique en tout cas. dimanchemais qui sont tous ces gens qui viennent regarder mon blog sans laisser de messages? Vous imaginer un peu ma frustration? 29 visites ce jour, et je sais pas qui c'est!!!! 29 visiteurs? un seul qui a lu l'intégralité de mes posts??? dur dur de me laisser dans l'incertitudes comme ça! Allez je vous en veux pas et même je vous présente, à mons sens le plus beau spectacle musicale de l'année : A la recherche de Joséphine, joué à l'Opéra Comique. Pas de chance, ça finit aujourd'hui! sniff, pas de pitié pour les retardataires...je vous raconte donc ce que vos avez manqué. A la recherche de Joséphine est une réflection sur la place de la communauté noire aux états unis d'abord, en europe ensuite. Joséphine n'est ici que le brilliant prétexte pour retracer l'évolution de la musique, la naissance du jazz et du blues. Enthousismant, pétillant, convial! A savourer une flûte de champagne à la main ( je sais, il y en a qui ont de la chance^^, et j'en fait partie)
Après le réconfort, l'effort. Pour la première fois depuis des semaines (des mois disent les mauvaises langues) j'ai réapperçu la couleur de ma moquette! des heures de rangement acharnés, un combat à mains nues avec une araignée énorme comme une pièce de 5 cents, valse endiablée avec un aspirateur fou...
Haut les coeur: le week end prochain j'envahis disney si le temps m'est favorable.
et d'ici là ma plume inconstante attend quelques encouragements....
en parlant des araignées, décidement je suis maudite ( qui c'est qui m'a jeté le mauvais oeil? craind mon juste courroux et file te cacher!)! j'en est rencontrée une aussi, au labo sous l'entonnoir du bibon de réupérations des produits organiques....drôle de maison, toxique dirons-nous...toutefosi j'ai élaboré une technqiue particulièrement subtile pour m'en débarraser : la noyade sous jet à forte pression d'acétone! méthode brevetée! 6月17日 Chapitre 2(1/2)Je suis actuellement élève ingénieur. Mon école est mythique. Ecole Polytechnique, ah oui quand même, Universitaire Pierre et Marie Curie, ça fait moins bien tout de suite, mais l’honnêté me force à le dire. Toutefois ne vous fiez pas aux apparences. Mon école est une école d’excellence, nos professeurs ne sont peut être pas les meilleurs pédagogues (dixit un responsable administratif que je nommerais pas) mais les meilleurs chercheurs, ce qui nous assurent un enseignement de la plus grande qualité, Enfin, il faudrait préciser les meilleurs chercheurs disponibles, ce qui ne change rien, n’est ce pas ? Nous sommes les meilleurs, nous venons de classes prépas inconnus, ou de la fac de Jussieu, la seule bonne fac de France. Ca vous énerve ? Parce que c’est vrai. Nous sommes les meilleurs parce que nous habitons dans le bon secteur géographique. Nos parents par leur propre labeur nous ont garanties notre place, leur labeur, et aussi leurs salaires…et pour les moins favorisés d’entre nous, nous avons été choisi sur dossier. Sélection des plus rigoureuses, où le directeur des études découvrt le programme de nos études antérieurs pendant l’entretien. Dès le début, il y a une sacré ambiance. Du genre, ça me dégoutte d’avoir fait 5/2 pour me retrouver avec des gens qui sont juste passés par la fac.. Ou alors, tu ne viens pas de Jussieu ? baah t’as pas le même niveau que nous…Morceaux choisis Au moins lors des partiels, on est tous égaux…au hasard du placement bien sur….Sur qu’avec des voisins plus doués, on y arrivera mieux. Et chacun de s’insurger : L, il donne rien en partiel, il répond pas, c’est pas normal….Récemment D me dit, parlant d’un partiel dont on vient d’avoir les résultats, «c’est normal de copier, la deuxième partie était infaisable aussi, même à 4 on y arrive pas. » C’est sur, l’exemple à l’identique était dans le cours. En gros on ne bouge pas le petit doigt pendant l’année, on bavarde lors des examens et on séche les cours. Malgrès tout on aura nos douze de moyenne impératifs, parce qu’il faut bien qu’ils ouvrent une classe l’année prochaine. Nous ne risquons rien Il faut bien dire, que certains profs, plus malins, nous fournissent par erreur le sujet de partiels deux semaines à l’avance, ça laisse le temps d’y réfléchir et de tout pomper sur le téméraire qui y a réfléchi. On appelle ça l’esprit d’équipe. Nous seront fiers le jour de la remise des diplômes, on l’a mérité et on fera la bise au directeur. En dépit du tracas de 30 heures de cours par semaine, nous avons la belle vie. Nous nous tournons les pouces, apprenons à faire tourner un crayon dans une seule main, repeignons nos poly aux stabilos pour passer le temps….On a de quoi faire surtout les jours où s’organise un anniversaire commun. Là ça devient vraiment sympathique. Une feuille tourne, le menu s’organise, le trajet aussi. Le jour venu, il souffle un vent de vacances. Certaines partent plutôt se faire belles, un autre se dévoue pour nous mijoter un bon petit plat indien, une poignée assurent la prise en notes du cours pour les absents. Nous déferlons en bandes dans le métro et envahissons l’appartement de notre camarade, prêts à nous empiffrer. Vous me voyez rire et m’amuser ? Vous avez raison. Mais mon rire est grinçant. Avec toute la bonne volonté du monde, nos petites fêtes sont bien coincés. Tout est fait en petit, les rires, les jeux, et les esprits. Nos propres mères les auraient approuvés quand nous avions douze ans. Il manque la folie et la débauche, l’ivresse des grands soirs. Personnes ne montent sur les tables, camarades des mêmes libations. Rien de destructeurs, pas d’excès autre qu’au nutella, désespérément raisonnable. Tant pis pour les bien pensant, ne pas savoir être jeune, c’est ne pas savoir vieillir. Et je ne parle pas de la morale collée montée de ceratins, prompt à critiquer, plus prompt encore à l’hypocrisie. Je n’étonnerais personne, en n’avouant ne me sentir proche d’aucun d’entre eux. J’ai passé le plus clair de mon temps avec N et L, non pas par affinité, juste parce qu’ils était supportables. Avec eux je sais à quoi m’attendre, et s’ils me supportent ce n’est sûrement pas pour me soutirer des services, pas comme certains. Toutefois je m’ignore pas tout le monde, je me fais ignorer, je crains d’avoir choquer certaines petites prudes qui m’ont vu embrasser je ne sais plus qui au week end d’intégration, passablement pompette. Qu’est ce que c’est vilain….sans parler du fait d’être pompette. Sans vouloir dire d’avantage de mal, entendre une fille prétendre ne plus s‘intéresser aux vêtements (trop superficiel) et arborer un diesel tout neuf, moi ça me donne pas envie de la connaître. Ca résume bien toute mon histoire, je n’ai pas envie de vous connaître. Je vous aime bien, mais je vous vois déjà trop, qui que vous soyez, ami, connaissance, famille.Il y a bien quelqu’un pour qui j’ai eu un intérêt plus marqué, mais pas plus de respect, croyez moi sur parole. J’y reviendrais, j’ai beaucoup à en dire. Pour en finir avec l’école, je n’aime pas, ça me m’intéresse pas et j’y consacre aussi peu de temps que possible, ma vie est ailleurs.
Mon associabilité fait des progrès effrayants. Bientôt invisible. A tenter. Je hais ma vie et ce qu’elle a fait de moi. Je hais mes larmes parce qu’elles sont inutiles. Je hais mes doutes, parce qu’ils m’embourbent. Je voudrais continuer sans un regard autour de moi. Je ne voudrais plus avoir à continuer. Mes penchants destructeurs sont devenus une légende familiale. J’ai essayé pas mal de chose, l’anorexie jusqu’à peser 32 kg, l’alcool, un peu de drogue aussi, les scarifications, le libertinage pour parler de façon édulcorée. Un vice que je n’arriva pas à attraper :la cigarette. Me demandez pas pourquoi, celui là j’y arrive pas. Le défênestrage m’a toujours fascinée, mais j’ai le vertige, alors c’est pas pour tout de suite. L’abus de médicaments ? J’y excelle. J’ai commencé sur le tard vers 17 ans. Le jour du bac de français, j’était tellement shoutée que je ne me rappelez plus de mon prénom et de mon nom, heureusement que j’avais ma carte d’identité sous la main. Je suis rentrée à la maison et j’ai repris trois cachés, ou quatre ou cinq. Quand on n’aime on ne compte pas. Les anxiolytiques je les gobe comme des bonbons, alors on ne m’en prescrit plus…pas grave, j’obtient le même effet avec un nombre plus grand d’antidépresseur.
De toutes ces années où je maigris et m’affame, je ne garde qu’un souvenir précis. La nourriture, l’odeur, l’obsession. Je me glisse dans la cuisine en cachette et dévore. J’engloutis tout ce qui me tombe sous la main, gâteaux, chocolat en poudre, bonbon, fromage. Ma prédilection va à une mixture à base de crème fraîche, de farine et de sucre. Mais peut importe tout fait ‘affaire. Je m’arrête quand je sens comme mon estomac qui se déchire. Et je recommence dès que ça se calme. Je me méprise pour ces accès et les cache autant que je peux. Difficile d’expliquer que les placards soient autant saccagés. Lorsque je me regarde dans le miroir, j’angoisse. Mon propre reflet m’est insoutenable. Je me hais. Je veux me détruire. Je me taillade les cheveux comme je me taillade le corps. Ma diète se fait plus sévère, je me force à courir, au bord de l’évanouissement, je vais à la piscine.
6月6日 fin du chapitre 1Pour résumer un peu, c'est pas facile de grandir, pas facile de vivre. En bonne gamine, je me suis inventée quelques occupations, dont le très personnel syndrome du cœur d'artichaut. Le coup de foudre, ça me connaît. Je suis une spécialiste. Non, une puriste. Je le cultive avec délectation, inutile et absurde. Le genre de décharge que vous pourriez trouver dans un grand huit, mais version petit joueur. J'aime les sensations fortes, les pieds fermement plantés au sol.
Le premier, j'y repense toujours avec un petit pincement au cœur. Faut dire qu'il est malencontreux, pas très fourbe et même carrément innocent. Je dois vous l'avouez, je n'ai pas fait exprès. Il s'appelle S, à un an de plus que moi, blondinet, les yeux bleu et trouve très malin de me voler mes crayons couleurs tout en m'appelant praline…Sans lui je suffoque, devant lui je perds haleine, bref j'ai le souffle trop court pour cette histoire. J'ai envie de pleurer dès qu'il tourne la tête pour aussitôt rire aux larmes dès qu'il me regarde. Je suis amoureuse. Mais pour la beauté du fait seulement, parce que, faut bien le dire, il est un peu stupide. Et il me casse vite les pieds. C'est décidé, je le regarderais de loin. Sinon il va tout faire rater.
Mon voisin m'aime bien aussi. Tout le contraire de l'autre. Plus amusant, plus convoité aussi. Si si je vous assure. Le monde des enfants est une copie miniature des feuilletons télé adorés par vos mères. Et on se donne un mal fou pour être à la hauteur. Moi en tout cas, j'ai pas envie de choisir. Ce que je réussis le mieux ? Dire bien haut, le regard clair et la bouille innocente " mais non je ne suis pas amoureuse du tout ". Plus on me pose la question, plus je me gonfle d'importance ! c'est parti !
Les jeux s'enchaînent et ne se ressemble pas. Je rencontre T. Il me rencontre pour être exact. Je n'ai pas de souvenirs de lui avant qu'il ne m'attrape dans un couloir pour me reprocher d'être parti trop tôt de la fête. Il voulait danser avec moi. Tiens en y repensant, c'était pas lui que j'avais catalogué plouc ? heu j'ai un gros doute. Finalement il est pas si mal. Un gros dur, avec un cœur tendre bien caché sous corps trapu. Je me force à subir sa compagnie. D'ailleurs j'ai pas le choix. Un, je suis en camps de vacances dans un chalet où les cachettes sont en nombres limités, deux toutes les gamines qui ont dix ans de moins que moi me prennent pour modèle et me singent en permanence. Tu es si jolie, si mince, si gentille, si souriante. Qu'est ce que je lis pas dans leur yeux…j'aimerais que les enfants ne me regardent pas. Trois, le seul copain que mon petit frère a réussi a se faire fait une fixette sur moi ( au point de supporter mon frangin, ou est ce inintéréssé ?) Ouf T est là et va calmer l'autre zigoto quand je l'envois promener un peu trop fermement. Je me surprends à l'apprécier. Même pas peur de lui. Mais m'ennuie. Il prend ma douceur pour de la compassion. Oui il a des problèmes, mais j'en rien à faire. Trop bien élevée pour le dire, je l'écoute, j'acquiesce, et y vais de ma petite larme quand il évoque la mort de son père. Je le serre dans mes bras, plus par instinct maternel, que pour éloigner le copain de mon petit frère qui me regarde, vous vous douter bien. Je ne suis pas encore méchante, je n'ai jamais juste très bien compris à quoi servait un père. Alors son désarroi m'échappe. J'ai trouvé une épaule pour dormir pendant le trajet retour du car, tout va bien. Plus tard j'apprendrais qu'il se croyait homosexuel. Je ne l'ai pas fait changé d'avis lui, mais ceux qui avaient des soupsons les ont perdu grâce à moi. Utile jusque par inadvertance. Donnant, donnant. Et pour en finir avec T, il est à ce jour le seul que j'ai respecté. Dans ces non dits, il est resté honnête avec moi et ne m'a pas plus utilisée que je ne l'ai fait. La suite est une autre hsitoire. 6月1日 chapitre 1J'ai peu de souvenirs de moi petite. J'ai du naitre vers 4 ans. Je suis à la maternelle et j'ai un amoureux. Moi je le supporte pas. C'est sa mère qui nous a fiancé . Je suppose qu'on doit être assorti. Et puis avec mes grand yeux bleu porcelaine et mon corps potelé, je suis une mignonne petite fille. Je souris quand je l'entend. A la mère pas au fils. Lui me tape sur les nerfs. Elle, elle emène les amis de son fils au Mac Do certains midi. Je rêve d'y aller. Mes parents refusent.
Deuxième flash. Je suis au CP ; c'est l'hiver, il neige un peu. J'attend ma meilleure amie. On était toujours collés, je en sais plus son nom. Elle a déménagé. Je l'attend tous les jours. Seule dans mon coin. Déjà je n'ai pas beaucoup d'amis. Toujours en marge des jeux, il faut dire que je n'aime pas trop ça. Le bruit et les bousculades m'effraient. Cette année là, je me rapelle d'une gamine faisant un classement de la classe suivant notre niveau en dictée. Je suis pas dans les premières et me vexe comme un clou. C'est pourtant vrai, j'ai toujours voulu écrire mur avec un e (j'ignore encore l'usage des accents circonflexes)...l'instinct du hobbit. Quand je me revois enfant je me fais peur. Trop sérieuse, trop studieuse, je passe déjà mes soirée à faire des exercices jusqu'à l'heure du coucher. Je ne joue pas, très peu. Je lis, parce que ça m'apprend quelque chose. Le subjonctif par exemple avec Mme de La Fayette. Ou je lis juste parce que du haut de mon mètre vingt je sais déjà que je tiens dans mes mains un classique. Mondialement connu. Alors je dévore. Autant que je peux. Et je suis fière, olala fière de moi. Les exercices aussi. J'en fait plein. Pour m'entrainer. Parce qu'il ne suffit pas de comprender, de savoir faire, il faut aussi le faire vite, le plus vite possible. Ce sera mon but jusqu'à 20 ans. Si je dois réfléchir pour faire un contrôle, c'est que je n'est pas assez travaillé. Pendant les vacances aussi je travaille. Non, non pas comme vous. Vous vous avez le cahier de vacances pas moi. Ma mère m'en a acheté pourtant. Mais je lui ai dit de plus le faire. Je les trouve pas assez sérieux . Moi je veux des ouvrages parascolaire. Une double page par notion, rappel de cours et exercices. Un par matière. Certains jours j'en fait plusieurs pages pour être tranquille le lendemain. Ce n'est que le début. En terminale, pour mon premier bac blanc de l'année, j'ai commencé un mois à l'avance, fait tous les exo du livres, non pas seulement ceux vu en cours. Tous. J'ai deux livres parascolaires et des annales. Et mes amis ? Baah j'en ai pas. Il y a plus moins quelques filles auquelles je parle pendant les récrés. Elles se voit le mercredi après midi, ou pendant les vacances. Ce ne sera pas mon cas. Je n'étais pas si solitaire pourtant. Juste le bouc émissaire. La pauvre gosse trop douée que personne ne peut supporter. Celle qui s'en predn plein la gueule pendant toute l'année et qui compense en bossant deux fois plus. J'apprendrais plutard que certains parents promettaient un voyage au Canada à leur progéniture s'il arive à la même moyenne que moi. Je ne pars pas en vacances cette année là, et le canada me fait rêver. Je sais que j'obtiendrait tout ce que je veux pourvu que j'ai assez d'argent. Et pour ça, il y a qu'une solution, je serais ingénieur, je ferais la meilleure école...et je dois m'y prendre tout de suite....j'ai le vague souvenirs de rêvasserie sur polytechnique à l'heure où d'autres sont trop absorbé par leur premiers émois.
Je rougis quand je vois des baisers à la télé. Cependant je ne suis pas plus intéressée que ça. Les filles sont déjà des pestes, les garçons me font peur. Et puis, j'ai été surnommé gros cul pendant trop longtemps pour pouvoir me croire jolie. Je suis peut être le laideron mais la plus intelligente, alors ça compense un peu. Toutes ces filles qui me prennent de haut ne me plaisent pas tellement. Trop communes, trop vulgaires. Je les regarde fascinnées aller par bandes, mais je souffre plus de l'ennui que de leur rebuffade. C'est ceque je m'imagine du moins.
Un jour je déclare vouloir être styliste. Dans le secret de ma chambre je dessine des robes à la manières de croquis de couturier. Je me vois bien dessiner les robes de soirée de mes stars préférées. Ricanement. Il faudrait déjà savoir s'habiller. La petite phrase qui va provoquer ma boulimie d'achat. Pas tout de suite, bientôt. De temps en temps je craque. Trop seule. J'ai déjà le petit germe de folie qui me fera basculer. Plus que tout je me sent différente. Ha nous y voilà, le complexe de supériorité ? Plus complexe que cela jsutement. S'il est vrai que je suis très satisfaite de mes résultats, cela cache toutfois un sentiment d'insécurité grandissant. Je suis une note sur une feuille. La note c'est ce que je vaux. Le moindre point perdu est un drame. Je sors en sanglotant pour un 17 quand tout le monde a raté son contrôle de verbes irréguliers. Ca m'arrivera d'autreds fois et ne contribue que médiocrement à me rendre populaire. Beaucoup estimait qu'on me pousser beaucoup à la maison. C'est faux. Et plus grave.
Je revois l'appartement de mon enfance, celui de 0 à 11 ans. Je me rapelle surtout du passage entre la salle à manger et la chambre. Enfin c'est des grands mots. On vit à quatre dans vingt mètre cinq mètre carré. Une chambre commune, une cuisine et depuis que mon grand père est venu ( j'ai 7 ans) des toilettes dans l'appartement et même une machine à laver. Je ne savais aps que ça existait. Je ne dit pas que c'est la misère. Ça donen juste envie d'assurer ces arrières. Quand on déménagera à Domont ce sera pas mieux. Plus grand, moins enruine, on a un loyer précaire. Un appartement loué par la mairie qui ne satisfait pas les normes de sécurité ou d'hygiène et qui du coup ne peut faire l'objet d'une vrai location. Quand on déménage, on arrivé du foyer avec nos deux valises, les deux chats sont encore en pension. On est heureux, on va pouvoir els récupérer. Le premier jours on va à leclerc, on achète des assiettes en plastique et des cousins de transat. On dors dessus. Pas de lit, pas de matelat. Le gros problème, c'est le chauffe eau. Il est en panne, la mairie doit le faire réparer. Seulement on est en Aout et c'est plutot la période cteuse. On attendra Septembre pour avoir de l'eau chaude. Heureusement super Tata vient de Toulon, avec voiture et mari. Et nous achtète le minimum. Réfrigérateur, matelats et sommier, table pour manger. Nous avons récupéré des bureau et des chaises inutilisé dans l'école primaire juste en dessous de chez nous. Mes vêtement reste en pile sur le fameux cousins de transat. Je n'ai pas d'armoire. Il n'y en a pas dans la maison. Je me plains pas. On mange bien. Plein de petits gateaux. Ça compense. A l'autonne, c'est l'évènement. Ma mère et mon frère reviennent des courses avec une télévision. Ils ont prévu ça dans leur coin sans rien me dire, pour me faire la surprise. Ils ont eu raison. Je désapprouve et trouve ça trop cher. Il la branche, l'allume et c'est le drame. Il n'y a rien à l'écran. Je me jete sur le manuel , enregistre les chaines et restent scotché. Happée par un monde de publicité. Cette année là c'est un peu la fête à la maison. Maman est déprimée. Elle prend trop de cachets et dort trop. Du coup on passe nos soirée à trois devant la télé et on se couche tard...nous qui allions au lit à 20h.
L'année suivante, c'est la coupe du monde. Celle qu'on a gagné. On déménage le jour et le lendemain de la finale. On laisse la télé en plca, mon oncle et ma tante ne veulent pas raté ça. Entre deux buts, maman transporte des affaires jusqu'à notre futur chez nous . C'est un vrai appartement. Je le trouve magnifique. Avec une véranda au rez de chaussé et une cuisine équipée même si l'immeuble et affreux. Au moins les fenêtres sont grandes. La journée, le salon est empli de lumière. Je me sens à la maison. Il faut dire que j'ai ma chambre. A moi toute seule. Je n'était pas très fan mais pour marquer le coup je colle de grands posters pour recouvrir les murs. J'ai une chambre. Un bureau, une commode et une bibliothèque assortie. Ma tante nous a ammené choisir à conforama mon frère et moi. Je saias que c'est elle qui paie et j'ai du mal à choisir. Je rêve d'une chambre toute assortie genre bois rose et tout....finalement je trouve un emsemble de bureau bois naturel et gris. Fonctionnel. Du genre à plaire au adulte. Un grand bureau d'adulte avec le petit caison en dessous qui me fait craquer. Un collègue de maman nous donne un vieil ordianteur et je fais mes permières réussites sur pc. L'été de la victoire. Maman va mieux. En cour d'année scolaire on achète notre propre pc. Nous sommes redevenus des gens normaux. Nous ne campons plus.
Mon chat meurt. Mon chat blanc, didi. Ceui que je connais depuis ma naissance,qui essayait de me piquer ma place dans mon berceau. Celui aussi dont j'ai volé l'affection au nez de mon père et que pour finir j'ai emmené en partant. Maman n'aurait jamais voulu le laisser de toute façon. Et moi hors de question de partir sans lui. Je pleure. Pour la première fois pour de vrai.
prologuepoème d'introduction ( j'attend l'accord de l'auteur)
Ca y est le ton est donné. Ho j'ai oublié! Je manque à tous mes devoirs d'hotesse. Bonjour, bonsoir, bonne après midi. Rayer la mention inutile s'il vous plait.
Et puis non, pas de ça entre nous. De toute façon si je vous laisse lire ce texte, c'est que je vous déteste assez pour être malpolie avec vous. T'as vu, je vous vouvoue. Pour la crédibilité littéraire, vous comprenez. Je m'appelle P. J'ai 22 ans, française, parisienne. Blanche, un peu blonde, petite. Un vrai petit archétype sur pattes. Parce que en plus d'être blonde, j'ai un cerveau voyez-vous. Et des ambitions. Et des prétentions, avec un grand P même.
Vous vous avez du me croiser souvent. Je suis très quelquonque honnêtement, peut être même ne m'avez vous pas remarqué...ou peut être que si, j'ai une peu du mal à savoir. Rappelez vous, la fille en robe trop chic qui peinait dans les escaliers ce matin. C'est moi. Non pas que je sois fainéante mais franchement, ces 10 cm de talon...une horreur tout simplement. Mais une horreur si sexy.
Alors c'est vrai qu'avec ma blondeur, mes escarpins je fais un peu déplacé. Du coup vous avez du me voir. Peut être même m'avez vous détesté. Surtout si vous êtes un peu ronde, ou pas très jolie. Ou que vous n'avez jamais eu le courage de porter ce que je porte, ou pas les moyens de faire autant de shopping. Chaque semaine de nouvelles tenues, c'est pas mal pour une étudiante. Et des choses de bonne qualité en attendant d'être luxueuse. Ca me donne un air con qui doit taper sur les nerfs de pas mal de personne. Un petit aspect pimbêche qui vient juste pour la représentation. J'adore. On vient à la fac pour étudier principalement, on apprécie de voir ces amis, on échange ces informations, on copine etc. Pas moi. Moi, je vous fait un petit défilé. Histoire de bien montrer la différence. En fait, ça marche plutôt bien. Les filles ne m'adressent rarement la parole, les mecs encore moins. Plus potiche tu meurs. Mais j'ai une vie moi ! Et lacrymale voulez-vous. Je suis un vrai feuilleton de mauvaise qualité à moi. Genre le Destin de Lisa à moi toute seule. Et oui je fais pas dans la subtilité question nunucherie. Mais rassurez vous, je sauve le tout par une paranoïa de haute qualité. Le sel pour relever le plat.
Comme toute héroine digne de son nom, j'ai eu une enfance difficile, une adolescence ingrate et une jeunesses suicidaire ! Le bagage minimum pour entrer dans l'âge adulte en gros.Sauf que j'ai deux ou trois trucs pour m'embellir la vie....et vous ne devinerez jamais quoi. Je vous vois sourire, vous vous dites, encore une des ces pseudo passionnée de philo accro à la superficialité du consommérisme. Vous vous croyez fort ? Ca vous fait rire de m'imaginer un bouquin de Sartre à la main ? Je sais lire, figurez vous. Et surement mieux que vous. Allez, je fanfaronne un bon coup. J'ai tout de même présenté le coucours général en math, philo, allemand et français. J'ai eu mon bac avec 17.5 de moyenne et mon deug avec mention très bien. Pas extraordinnaire, j'en suis consciente, mais suffisant.
Et puis il faut bien le dire, ce n'est pas de mes résultats scolaires dont je suis le plus fière. Mais ma culture. La je suis sure que peu d'entre vous on lu tout Molière, Corneilles, Racine et tous les grand dramarturges grecs et latin avant d'entrer au collège ? D'ailleurs qui parmis vous peut dire avoir lu tout Zola et tout Balzac ? Moi je l'ai fait en sixième. Ensuite je me suis mise au existentialiste. Ca cadrait bien avec mon annorexie du moment. Enfin bref, tout ça pour dire que je me trouve pas si conne, je suis même capable de réflection à l'occasion. J'ai lu tout ce que j'avais envie de lire. Trop jeune. Du coup je me rattrape avec Gossip Girl, It Girl et autre Liste VIP.... on a l'enfance qu'on peut. Et puis mieux vaut maintenant que dans dix ans. J'ai trouvé mieux que tous ces abstractions d'intellectuelles. L'épanouissement par le savoir, la satisfaction dans les arts, ou le plaisir de la culture, j'en ai soupé. Non merci. Seulement pour les grandes occassions. Au quotidien il faut tout de même des plaisirs plus substantielles et des compagnies moins solitaires.
Alors je vous dit ? De toute façon, vous allez vite comprendre. Je suis une garce.
résolutions premièresça y est c'est fini. Plus de partiels, plus d'au revoir raté. Plus d'adieux qui me laissent, frustrée, les larmes aux yeux.
ce qui domine? la conscience de mon insignifiance.
Qui suis je donc pour restée seule? quitter l'école sans un sourire, sans que personne ne me dise ni à bientôt, ni au revoir ni bonnes vacances. Mon associabilité fait des progrès effrayants. Bientôt invisible. A tenter.
rester seule face à mon blog tout l'été, sans vie, sans chaleur.
Je hais ma vie et ce qu'elle fait de moi
Je hais mes larmes, parce qu'elles inutiles
je hais mes doutes, parce qu'ils m'abourbent
je voudrais continuer, sans un regard autour de moi
je voudrais ne plus avoir à continuer. Si tout pouvais s'arrêter là tout de suite...qui le verrait? A peine moi
simplement ne plus être, voilà la bonne formule 5月31日 23:52Ce qui me chiffonne ce soir, c'est la solitude. Vous savez, la petite boule au ventre qui apparaît au milieu d'une foule indifférente, quand tout autour tout s'exclame et se salue et que pourtant on demeure parfaitement ignoré. Quand chaque mot adressé n'est que le besoin de se rassuré, et qu'on perçoit toujours, derrière les sourires et les remerciements, que l'intérêt personnel satisfait.
On n'existe que par ce qu'on peut fournir, non pas potentiellement, mais là tout de suite. Nier la potentialité, c'est pourtant un bien gros problème. C'est négliger tous ces minuscules petits ressorts qui permettent de se retrouver dans l'autre, de se projeter dans ses problèmes, de sympathiser tout simplement. IL y a ce qu'on fait, et ce dont on est capable. Mais ce voir ramener à une utilisation primaire, car c'est bien de consommation qu'il s'agit ici, brime les élans du coeur.
Qui suis-je si je ne peux t'aider?
Certes je suis une fille, certes je suis surement trop romanesque. Mais en tout honnêteté, je ne crois pas qu'il existe de satisfaction plus grande que celle issue de la fusion de deux âmes. Le travail, l'intellect, et même le plaisir garde un aspect consumériste qui manque par trop d'absolu. J'ai autant envie de cet absolu que je cherche à le détruire. Mon graal et mon fardeau.
La encore, mon vocable de petite fille, gentiment chrétienne me dessert. Le coeur, l'âme, l'absolu...l'homme privé de Dieu est perdu, et je conçoit mieux la piété d'autrefois, qui seule pouvait combler et contenir le peuple. Une illusion? Possible. mais une illision qui a fait de nous des êtres pensant, lorsque le plus tout à fait primate dévellopait ses rites funéraires et chercher des symboles dans la nature.
Notre caractérique première pourrait bien être la conscience de la mort. Nous somme périssable, plus encore, expirable. Avec une date de fin de validité qui nous colle à la peau.
De ceux que je croise tous les jours, combien m'appelleront? Qui pensera seulement à moi? Personne. je ne suis rien pour vous.
Oui je vous aime, le mot est fort, mais il est vrai. Comme il est vrai que je n'ai pas besoin de vous.
5月21日 histoire familialeQuand mon chat au véto, il lui faut un calmant.
Quand ma mère ramène le chat du veto, il lui faut un calmant
Quand mon frère achète une voiture, c'est une BMW...et c'est moi qui lui donne un calmant! 5月17日 l'obssession de la beautéL'obsession de la beauté est une maladie grave. Toubles obsessionnels compulsifs. mortelel. descructive
C'est se pesser chaque jour, se soumettre à un régime continuel pendant des années. Un vrai régime. sans féculent sans viandes sans gateau presque sans sucre....le miracle pour rester mince. très mince
Mais ça ne suffit pas. tous les jours l'angoisse du miroir. du visage. des cheveux. Des ongles. c'est terrible et terriblement futile.une haime qui monte chaque jour devant son reflet. une envie de se labourer la peau, se griffer les visage se massacrer les cheveux. une envie de destruction autant qu'une envie de meurtre.
et puis le stress. devant une armoire pleine à craquer : mon dieu je n'ai rien à me mettre. vous riez? vous ne l'avez pas vécu
L'apparence devient une source de confiance en soi. un réservoir de d'auto stimulation pour prendre de l'assurance. sans son masque quotidien, on est rien moins que rien.
L'acte d'achat devient une jouissance, la seule accessible. On remplit son armoire tandis que le coeur se vide. On se pare le matin pour que personne nous regarde.
et puis un jour on abandonne. on troc ses talons pour des baskets. et d'aucun de m'en féliciter. Et combien à tord. Je m'hillusionner sur ma féminité. j'y ai renoncé. 5月14日 pensée du soirc'est le soir. Il fait frais, presque froid. Un frisson se coule sur sa peau, ses cheveux trempés s'égoutent. Elle se recroqueville, les mains sur ses cuisses, la peau frippée de ses doigts sur celle lissse de ses cuisses.
Belle? Peut être. Triste à coup sur.
La jeunesse s'enfuit comme les amours passent. On dit ce sont les plus belles années. Qui peut dire les avoir savourer? Les espoirs se brisent à chaque illusion perdue. On perd petit à petit tout ce qui faisait notre âme, on renonce à tout ce qui nous rendait beau. Déçu et blessé par de proches indifférents qui nous sont surement en tout point semblable.
Quand on se croit revenu de tout, quand on croit tous ses rêves anéantis, parfois un feu follet passe. on avait grandi sans insouciance, seul, comme une herbe mauvaise, on s'était battu non pour aujourd'hui mais plutôt pour demain. On pense amour et amitiés folles, on ne croise que le regard froid d'une copie. On se dit qu'on se prépare des jours plus beau, que peut être il nous faut plus de temps pour murir. On s'acharne malgrès l'angoisse qui nous dévore. Et puis finalement le vide de nos vies est le plus fort. A perdre le coup de vivre au présent, on perd vite celui d'attendre. Comment toujours penser au futur? Comment croire, quand on n'est proche de personne, qu'on trouvera un jour assez de chaleur pour nous guérir? Quand chaque indifférence est une déchirure, à chaque rencontre notre coeur bondit. On espère, on désespère, au final on perd. D'ailleurs ce c'est ce qui se passe. On relache un peu notre attention, on épie moins les signes, la moindre remarque devient signe d'intérêt, et on s'attache. trop. beaucoup trop vite.
Bien sur c'est pire après. parce qu'il y a un après. Parce que cet autre qu'on se met à aimer vous blesse plus profondément qu'aucun autre auparavant. Parce que se donner sans retenu, c'est avant tout donner le pouvoir de vous rejeter pour ce que vous etes le plus secrêtement. C'est aussi abandonner toute dignité au main d'un indiscret qui ira dire à la première commère que vous étiez finalement...étiez quoi, ça dépendra des fois. En tout cas il niera ce qui faisait le plus profondément votre charme. Et cette négation absurde vous hante comme vos plus mauvais souvenirs. Et alors, ébranlé dans vos convictions, vous êtes déjà fini.
Comment croire à l'amour quand certains sont donnés le droit de vous prendre et vous rejeter, droit justifié par une supposée laideur. Comment croire qu'on pourra trouver le moindre accomplissement intellectuel quand on est le seul à se supposer un cerveau? comment croire à la vie, quand on traverse chaque jour les larmes aux yeux et le coeur engourdi? Comment croire à la vie, quand on ne peut dormir? Comment croire qu'on peut vivre, quand on se sent plus aucune saveur et qu'on aspire avec avidité l'image du bonheur d'autrui? Comment croire en soi quand on salit la plus jolie tendresse par des actes et propos orduriers? quand on a tout dénaturé?
On ne le peux pas. On ne peut plus. Il y a très longtemps, au tout début notre histoire a été figé. Et si on survit, parce que oui souvent on survie, c'est par lacheté.
IL est dur très dur de se tuer. Un instinct animal nous pousse envers et contre toute raison à espérer encore une amélioration. Une petite, n'importe laquelle. Mais ce n'est pas l'homme qui parle, c'est le chien en nous. Evidement on essaye, on est déjà essayé de toute façon. pas très fort.mais un peu tout de même. Rebellion dérisoire et sans panache.
Je ne souhaite pas d'autre mort qu'une mort affreuse. Il est trop simple de s'endormir, et trop facile de se rater...un petit lavement et puis s'en vont... Non je vois du sang et des vitres cassées. et de la fenêtre de ma chambre sanglante, des menbres éparpillés.
S'eparpiller à la surface de la terre, c'est l'ultime moyen d'hurler son mal être. forcer les visages fuyant à nous voir. Forcer les oreilles récalcitrantes à nous entendre. c'est retourner se mêler à la terre qu'on a si douloureusement aimé, dans une étreinte définitive. 5月8日 les joies simples (suite)Croquer des fruits, courir dans le métro,
Sauter à pieds joints sur la marelle
A demi effacée, dans la maternelle,
Fermer les yeux, plonger dans l'eau
Froide et glacée, ne pas hésiter,
L'inconscience des premiers âges nous berce,
Savoir encore sentir sa caresse
et laisser son coeur palpiter,
Sourire aux arbres, regarder les oiseaux,
Avoir dans la tête une ritournelle
Isolente et la chanter à la ribanbelle
D'enfants que nous croisons au zoo.
Enfantillage, ne pas être déstabilisé
Par les regards fermés. La vie nous berce
Savoir encore sentir sa tendressse
jour après jour, sympathisé
Le printemps arrive, c'estnotre renouveau
S'allonger dans l'herbe, monter aux échelles
cueillir en tremblant des mirabelles
Se jeter dans les bras qui s'ouvrent. IL fait beau.
Gouter le sel qui pique, guetter le souffle léger
qui apaise nos nerfs à vifs. Il nous berce,
toujours sentir sa caresse
Sur la balançoire des hasards, s'abandonner. 5月6日 Les justesLes justes, c'est une pièce de théatre écrite en 1949 par Camus. En toile de fond, la guerre qui vient de s'achever, Hiroshima, la résistance, la montée en puissance du communisme et le souvenir pas si lointain de la révolution russe
l'action d'ailleurs se passe dans la russie impériale. Un groupe d'activistes soviétiques prévoit de jeter une bombe sur la voiture du grand duc. Nous suivons pas à pas leur enhousiasme, leur doutes, leurs justifications. C'est une pièce de l'angoisse: les préparatifs au nez de la police secrète,l'attende avant la déflagration de la bombe, la prison avant la potence. Les nerfs se nouent dans une solitude silencieuse. Et le relachement final ne vient pas avec l'explosion de la bombe mais par la transformation d'une des activiste en femme kamikaze. Cette transformation se fait alros que Dora est passé au delà de la souffrance et du désespoir, dans cet autre côté où seul compte désormais l'expression de sa haine pour le monde qui l'a détournée de l'innocence.
Quelques scènes surjouée, mais une pièce d'une densité aussi impressionnante que la salle! Le texte est tendu du début à la fin, toujours sur le point de rupture de l'émotion, toujours d'une profondeur et d'une esthétique bouleversante.
Un mot quand même sur l'acteur qui joue Stéfan (l'homme revenu du bagne, l'extremiste). un homme déshumanisé par son parcours, mais surtout un homme brisé. Sa gestuelle et sa posture : une expression perpétuelle de blessure maintenue pendant deux heures! Chapeau bas!
ha oui j'ai adoré! 5月2日 SilenceUn visage d'ange
violence
derrière nos murs clos
silence
une tête sur le mur
violence
cris étouffés
silence
les mains sur le cou
violence
le souffle se meurt
silence
il pleut des griffes
violence
il coule des larmes
silence
craindre pour sa vie
silence
à ne plus avoir peur
violence
un seul passé
violence
pas d'autre avenir que
silence
5月1日 pensée de Byron (Gerard de Nerval)Par mon amour et ma constance,
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